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L’île au trésor, un classique du roman d’aventure

Drapeau pirate et béquille
Si vous aimez les livres d’aventure, de cape et d’épée, de piraterie et de chasse au trésor, alors voici un incontournable pour votre été : L’île au trésor, de Robert Louis Stevenson ! Une histoire indémodable où se mêlent fièvre de l’or, jambe de bois et trahisons dans la mer turquoise des Caraïbes.

Nous sommes au XVIIIe siècle. Quand le jeune et naïf Jim Hawkins découvre une mystérieuse carte au trésor en compagnie du docteur Livesey et John Trelawney, il ne se doute pas qu’il s’apprête à embarquer pour l’aventure de sa vie.

Tout commence par un mystérieux pensionnaire dans l’auberge tenue par les parents de Jim. Un malencontreux coup du destin le mènera avec sa mère à quitter l’endroit en catastrophe, échappant de justesse à la vengeance nocturne de pirates fielleux. Cherchant de l’aide auprès du docteur Livesey qui dînait chez le propriétaire terrien John Trelawney, il embarque dans une folle épopée qui commencera à Bristol pour y affréter un navire, l’Hispaniola. Un peu trop bavard sur ses rêves de fortune, Trelawney engage le capitaine Smollett ainsi qu’un équipage mené par un personnage haut en couleur, le cuisinier Long John Silver à la jambe de bois et au verbe haut.

Mais au cours de la traversée vers cette mystérieuse île des Caraïbes, Jim risque bien de tomber des nues quand il surprendra une conversation qui changera son destin à jamais…

Très friand de ce genre littéraire, je ne pouvais pas résister à l’envie d’écrire ma propre histoire de pirates : Le trésor maudit ! Ce fut l’occasion de soulever le voile sur les mers septentrionales de ma planète fictive Tzakatán, au nord-ouest du grand continent qui accueille l’intrigue de mon roman.

Stevenson a tout d’abord écrit cette histoire en plusieurs épisodes pour un magazine écossais destiné aux enfants. Ce feuilleton fut publié l’année suivante, en 1883, sous forme de livre après avoir été lourdement amendé.

Son personnage de Long John Silver est devenu l’archétype du terrible capitaine pirate tel qu’on se l’imagine aujourd’hui : sale et barbu, unijambiste, très habile avec ses béquilles, perroquet sur l’épaule, hâbleur et bonimenteur hors pair. Il a inspiré de nombreux auteurs et réalisateurs, comme Polanski pour Pirates, Hergé pour deux aventures de Tintin, ou le capitaine Barbossa de la saga Pirates des Caraïbes.

J’adore mon édition illustrée de 1950 traduite par B. Schorine ! Elle foisonne d’expressions désuètes, d’une habile syntaxe où l’on peut entendre la voix râpeuse des pirates ou la sophistication des ingénus Anglais. Son ton et son champ lexical rendent à merveille l’idée qu’on se fait du français du XVIIIe siècle, un peu ampoulé et très imagé. Ce fut une grande source d’inspiration pour moi, lors de l’écriture de ma nouvelle Le trésor maudit, que j’ai souhaitée d’un niveau de langage similaire.

Un classique remis au goût du jour

Après André Laurie, Théo Varlet, Jacques Papy ou B. Schorine, une nouvelle traduction par Jean-Jacques Greif est parue en 2018 aux éditions Tristram. Le traducteur a complètement retravaillé les dialogues et le vocabulaire pour nous plonger aux cœur de la langue fleurie de ces soiffards invétérés.

Toutefois, je trouve que ce qu’on gagne en ambiance, on le perd en crédibilité : n’oublions pas que ce récit est censé être le journal écrit de la main même de Jim Hawkins, vécu à travers ses yeux de jeune Anglais bien élevé ! N’ayant pas lu la version originale de l’époque, je ne saurais me prononcer ; mais cette édition reste tout aussi intéressante à découvrir.

C’est en tout cas avec plaisir qu’on se (re)plonge dans cette passionnante aventure idéale pour un été sur les plages ! 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ? Dites-le moi en commentaire ! 

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