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Nouvelle : quand l’enquête d’un l’inspecteur menace un secret du passé

Bureau en désordre
Un cadavre, une mise en scène sordide, des suspects à la pelle autour de l’une des universités les plus prestigieuses du pays. Et comme si cela ne suffisait pas à l’inspecteur Tzolba, il faut s’appliquer à ne pas froisser la hiérarchie ! Je vous parle de cette nouvelle et de mes inspirations pour cette toute première enquête policière.

Il faut que vous sachiez une chose : je suis très fan des romans d’Agatha Christie. Cette écriture limpide, claire, ces intrigues simples ou complexes, ces coups de théâtre et révélations finales, ces ambiances délicieusement surannées d’un temps révolu font mon bonheur ! Et parmi ces histoires, je pense tout particulièrement aux aventures d’Hercule Poirot.

Ce personnage emblématique, si souvent décrit par l’écrivaine avec une pointe d’ironie, est très éloigné d’un Sherlock Holmes ou d’un Auguste Dupin ; presque un anti-héros généralement victime du racisme anti-européen des Anglais de l’époque, véritable illustration du proverbe « il faut se méfier de l’eau qui dort ». David Suchet l’incarne à la perfection dans la superbe série britannique Agatha Christie’s Poirot (que je vous recommande chaudement).

Aussi, lorsque j’ai commencé l’écriture de mon recueil de nouvelles, il était évident pour moi que je me frotterai tôt ou tard au genre d’enquête policière.

C’est ce que je vous propose avec L’étrange suicide du professeur Tamcún, une des histoires sur lesquelles j’aurai passé le plus de temps. En premier lieu, parce que son intrigue a exigé que je me penche sur une précédente affaire de 24 ans son aînée.

Contrairement aux autres nouvelles, où j’ ai pu donner du mou à mon imagination au cours de leur écriture, il a fallu ici tout préparer consciencieusement en amont : fiches de personnages complètes, intentions, passé de chacun, arbre relationnel et chronologie précise (merci à l’inventeur maladroit du Post-it !).

Une fois les deux affaires échafaudées et reliées entre elles, j’ai pu me mettre dans la peau de mon personnage principal, l’inspecteur Tzolba. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que je l’ai imaginé comme un hommage à Hercule Poirot, dans son phrasé comme dans d’autres aspects.

« Ne jamais voir de la malveillance dans ce qui s’explique par de l’incompétence. »

L’action, elle, se déroule quelques décennies avant mon roman Les Portes de Tzakatán, sur Yutzil – le même continent que découvriront ses deux protagonistes. J’ai voulu y présenter un personnage secondaire du roman, que vous découvrirez dans son adolescence, au sein d’une prestigieuse université pahalienne. N’hésitez pas à cliquer sur le lien ci-dessus pour en savoir plus sur cette société !

Au sein d’une atmosphère feutrée et faussement tranquille, on y retrouve ce mépris de classe typique des hautes sphères et de la jeunesse dorée, frivole et inconséquente, qui se mêlent aux stratégies politiques et au jeux d’influence.

Pour parfaire l’ambiance, je me suis fait accompagner dans l’écriture de cette nouvelle par les superbes instrumentaux de Christopher Gunning, qui a signé la bande originale de la série de la BBC. La délicatesse de ses mélodies, le sens du mystère et du suspense qui s’en dégagent convenaient idéalement à l’intrigue.

Enfin, je dois vous parler de l’aphorisme mis en exergue par ce texte : « Où prévaut la force de la simplicité. »

Il n’est pas sans rapport avec un dicton qui me plaît beaucoup : ne jamais voir de la malveillance dans ce qui s’explique par de l’incompétence. Et c’est tristement vrai ! Dans la vie, la réalité est souvent beaucoup plus simple qu’elle n’y paraît.

La bande originale de la série Agatha Christie’s Poirot.

Ce qu’on peut prendre pour d’habiles manipulations politiques ou idéologiques destinées à faire advenir un plan machiavélique, ne sont bien souvent qu’une tentative ratée d’atteindre le résultat opposé, une inaptitude crasse frisant la nullité ou simplement les effets inattendus d’un projet mal ficelé.

Car soyons honnêtes : l’univers, comme la vie, n’y va pas par quatre chemins. Il fonce toujours droit au but – j’aime cette métaphore de l’eau qui s’écoule toujours par la voie la plus rapide. Il n’y a que les livres et les films pour chercher de tortueuses explications, trouver de savantes contorsions ou une complexité frôlant le génie pour expliquer ou justifier les phénomènes les plus simples.

La réalité est généralement plus crue.

Cependant, ne confondons pas simplicité et facilité, complexité et difficulté. Une chose peut être simple et difficile, ou complexe mais facile. Il est toujours important d’analyser chaque situation sans a priori, en amont, de l’envisager sous tous les angles AVANT d’en tirer des conclusions hâtives.

C’est là le talent d’Hercule Poirot, et ce que mon inspecteur Tzolba va tenter de faire dans son enquête sur ce drame inhabituel…

© Photos : Ben Symons, ITV Studios Home Entertainment, Discovery Music & Vision.

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