Un dub, kézaco ? Au départ, c’est un style musical né en Jamaïque dans les années 70. Il consistait à prendre un morceau de reggae et d’en ôter certains éléments : instruments, mélodies, ou carrément la voix, pour mettre en vedette les éléments rythmiques – basse et batterie.
Ce qui restait était alors sculpté à l’extrême avec des delays et des reverbs qui s’étirent, créant des espaces, des échos qui se répondent entre eux, des silences chargés de tension. Appliqué à un remix dance/club aujourd’hui, le principe reste le même : on ne joue pas tout en permanence. On laisse respirer, on introduit de nouveaux thèmes musicaux dans un squelette différent de la chanson originale. La voix devient un fragment qui apparaît et disparaît plutôt qu’un texte qu’on suit.
Après les années 80, place aux 90 !
Dans mon remix Belmont On The Dancefloor, j’avais fait la part belle aux synthétiseurs des années 80. Dans ce Sex On The Dub, je voulais plutôt rendre hommage aux années 90 et à la légendaire TR-909 de Roland, cette fameuse boîte a rythme qui a forgé le son iconique d’un autre succès de Madonna, Vogue.
Pour composer cette version, je me suis donc inspiré à la fois de ce titre ainsi que du rythme de ma propre chanson, Je me lasse. Toutefois, j’ai poussé le curseur encore plus loin puisque j’ai en plus incorporé à ce dub un sample de Vogue et un autre de Ray of Light. Deux chansons emblématiques tant de la star que des années 90, qu’elle a marquées de son talent.
Si vous aimez la chanson Ray of Light de Madonna, je vous conseille d’écouter la version longue que j’en ai faite à partir des pistes studio, le Belmont Interstellar club mix, ainsi que ma version Disco, Eddisco Inferno. Laissez-moi un commentaire sur ce site et/ou sur YouTube pour me dire ce que vous en pensez !
Bien sûr, j’ai aussi conservé les samples de la chanson de Lil’ Louis, French Kiss, déjà présent dans la version originale ; ce sont eux qui m’ont inspiré le titre de ce remix, comme vous le devinerez certainement. Un autre sample bien connu des amateurs de House vient aussi ponctuer mon remix, je vous en laisse la surprise !
La construction du remix
Pour plus d’infos sur la version originale de cette chanson, je vous renvoie vers mon article précédent, qui présente mon remix Belmont On The Dancefloor. Comme ce dernier, je n’ai pas pu travailler à partir des pistes de studio originales ; j’ai donc récupéré les voix que j’avais alors préparées, ainsi que quelques nappes de synthé.
Pour la composition, outre les MS-20, MonoPoly, M1 & Triton de Korg, j’ai ressorti les bons vieux Roland : la TR-909 évidemment, mais aussi les Jupiter 4, Jupiter 8, Juno-60 et Juno-106 pour leurs pads chauds et profonds. Le Nexus est venu ajouter une touche de modernité à l’ensemble, accompagné de quelques notes d’un bon vieil orgue électro.
Je ne me suis pas trop questionné sur les paroles à conserver et à supprimer, tout est venu assez naturellement. Quant à la batterie et aux percussions, ils prennent une grande place dans cette version, dub oblige, et m’ont demandé plus de travail que précédemment. Même topo pour la basse ; j’ai longtemps tâtonné pour trouver le son qui me convenait, ni trop présent, ni trop étouffé, percutant sans monopoliser l’attention. L’équilibre n’a pas été facile à trouver !
Un peu moins de deux semaines de travail auront été nécessaires pour préparer, composer et mixer ce Belmont Sex On The Dub d’une durée de 5 minutes seulement. Je comptais faire plus long quand je l’ai commencé, 7 à 8 minutes, mais il en va de la composition comme de l’écriture : parfois, c’est l’œuvre qui dicte sa loi !
Son clip sur YouTube suit le format désormais traditionnel pour mes remixes : un vinyle sur une platine de DJ (non, ce n’est pas de l’intelligence artificielle, tout est fait main !). Je suis heureux et fier de vous le présenter, et j’ai hâte de lire vos commentaires – d’ailleurs, n’hésitez pas à me dire ci-dessous quels sont les titres que vous aimeriez que je remixe.
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Bonne écoute !


