Je ne vous ferai pas l’affront de vous présenter Madonna, tout le monde la connaît déjà. En quarante ans de carrière, ses chansons ont traversé toutes les générations à travers le monde et battu tous les records pour une artiste féminine. Moi-même, je crois avoir acheté tous ses albums depuis que je l’ai découverte avec l’iconique True Blue – l’un des albums les plus vendus au monde.
Madonna et moi
C’est d’ailleurs l’un des trois premiers disques que j’ai achetés par correspondance quand j’ai eu ma première platine CD (certains se souviennent peut-être du Club Dial… eh oui, ça remonte !). Quant au tout premier remix que j’ai acheté, c’était le maxi 45 tours de La isla bonita, du même album. Une superbe version longue que vous pouvez écouter aujourd’hui sur les plateformes de streaming.

Depuis lors, j’ai suivi sa carrière avec attention : ce qu’il y a de formidable avec Madonna, c’est qu’elle a le chic de se réinventer à chaque nouvel album, tout en conservant le petit supplément d’âme qui fait tout le sel de sa personnalité. Du sulfureux Erotica au plus sage Bedtime Stories, des rythmes New Disco de Confessions on a dancefloor au R&B de Rebel Heart, elle revient toujours où on ne l’attend pas, avec des textes ciselés et percutants.
Alors quand j’ai découvert mi-septembre 2025, un peu tardivement, qu’un concours de remixes sur sa chanson Ray of light était ouvert depuis deux semaines sur le site de Beatport, autant vous dire que je n’ai pas perdu de temps pour me remettre au travail !
Ray of light, un joyau artistique et technique
Car en 1998, à la sortie du maxi CD Ray of light, j’étais un peu déçu de ne trouver aucune version longue. Certes, les remixes étaient d’excellente facture (signés MONSIEUR William Orbit, quand même, et Victor Calderone !), et offraient un point de vue unique sur cette chanson explosive ; mais mon amour va toujours aux versions longues en premier, comme vous commencez peut-être à le comprendre.
En récupérant les pistes studio originales pour ce concours, j’étais donc décidé à réaliser deux remixes : la fameuse version longue que je rêvais d’entendre, et un second mix très différent que je vous présenterai ultérieurement.
Alors, je dois le dire, quel plaisir de travailler avec des pistes d’une telle qualité : des guitares incroyables, des synthétiseurs hyper précis, une voix tellement pure et puissante qu’elle ne s’embarrasse d’aucune fioriture, le tout mixé avec maestria. Je ne l’avais jamais remarqué depuis sa sortie il y a vingt-sept ans, mais je crois bien que c’est la première fois que j’entends une chanson d’une telle envergure mondiale qui ne contient qu’une seule piste vocale : aucun chœur, aucune harmo de soutien, pas de piste doublée, rien, nada. Juste une voix seule, laser, parfaite, juste, sans auto-tune (pitié, délivrez-nous de l’auto-tune, on n’en peut plus), puissante quand elle affronte les guitares électriques, douce quand la musique s’apaise…
Le mixage original est un vrai bijou, et l’on comprend aisément pourquoi il fut lauréat d’un Grammy Award. Quelle technique ! Le remixer fut très intéressant et instructif.
Mon Belmont interstellar club mix
Je vous propose donc un long remix de 11 minutes que, je le souhaite, vous ne verrez pas passer tant il vous entraînera dans son tourbillon d’énergie. J’ai passé quatre jours non-stop à le concevoir, ce qui a été assez rapide tant il est aisé de travailler avec des pistes d’une telle excellence.
Vous l’entendrez, j’ai conservé la structure principale de la chanson originale, l’ai étendue, en préservant ce qui fait son essence et son son ; bien sûr, j’y ai ajouté ma patte, de façon sporadique et discrète. Quelques samples de la voix de la Madonne bien choisis, quelques nouveaux instruments, et un clin d’œil au superbe remix de William Orbit que vous reconnaîtrez peut-être.
Un clip vidéo à la portée symbolique
Le clip vidéo m’a aussi demandé beaucoup de travail : je voulais rendre hommage au clip original de la chanson, construit autour de nombreux time-lapses (des vidéos en accéléré). Il fallait aussi préserver la portée spirituelle des paroles, et je l’ai conçu comme une histoire faisant écho au texte.
J’ai donc choisi des images qui entraient en résonance avec les paroles et soulignaient l’énergie percutante de la chanson, son sentiment de vitesse et son crescendo. L’accélération montre à quel point tout se transforme en rai de lumière quand on change de point de vue temporel, comme une transmutation alchimique ; dans les refrains où Madonna et sa voix s’envolent, on s’élève dans le ciel et les nuages pour prendre de la hauteur, puis on replonge dans la vie de tous les jours comme de gigantesques montagnes russes sans fin.
L’activité frénétique qui envahit toute la planète, les masses dans les grandes villes qui se rendent au même endroit au même moment comme autant de robots qui se croisent sans jamais se rencontrer, l’impression de foncer à mille à l’heure sans jamais se poser la question de la destination… Jusqu’à l’explosion finale tant vocale que visuelle. Il s’agit de la vidéo la plus longue que j’aie jamais faite, j’espère qu’elle vous plaira !
Mais assez de parlotte, il est temps pour vous d’écouter cette version inédite et de me dire ce que vous en pensez en commentaire, ici-même, sur Soundcloud ou sur YouTube !
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