Les Pet Shop Boys, je ne vous les présente plus (en fait, si, je vous les présentais dans un article précédent si vous ne les connaissez pas). Le duo britannique le plus prolifique de l’Histoire de la musique depuis 1981… Ça commence à faire !
Je vous ai déjà parlé de mes trois premiers remixes de leur chanson Home and dry, sortie en 2002 sur leur album Release – vous les trouverez sur ce site dans la section Collaborations. Aujourd’hui, pour célébrer la sortie imminente de leur album Disco 5, je vous présente mon quatrième et dernier remix de ce titre : le Belmont velvet strings.
Mon premier concours de remixes
Il s’agit en fait du tout premier remix que j’ai composé pour cette chanson en 2002, à l’occasion d’un concours qui proposait au téléchargement toutes les pistes studio. À l’époque, pour la première fois, un groupe de renommée mondiale mettait à disposition de tous les pistes séparées (« stems » en anglais) d’un de leurs singles – ainsi, le duo se plaçait une nouvelle fois à l’avant-garde, puisque les concours de remixes sont devenus chose courante aujourd’hui.
Pour moi, ce fut une aubaine, étant fan du groupe depuis que je les ai découverts en 1994 !
En écoutant chacune des pistes, je suis tombé amoureux des magnifiques guitares de ce morceau jouées par Johnny Marr ; il fallait que je les mette en valeur, c’était une évidence. J’ai donc opté pour une ambiance radicalement différente de la chanson originale, quelque chose plus intimiste, chaleureux, quasi acoustique, qui collait aux paroles.
« Malgré de longues heures passées sur le mixage, je n’avais encore jamais été satisfait du résultat. »
J’ai vite compris que mon fidèle Korg Triton ne serait pas suffisant pour insuffler vie et réalisme à l’idée que je me faisais de la musique additionnelle. J’ai donc acheté les percussions nécessaires afin de les enregistrer chez moi pour construire la piste rythmique. Maracas, cabasa, shaker, tambourin et, comme j’avais aussi des mains, je m’en suis servi pour les claps pour battre le rythme.
Mais la vraie difficulté résidait en la pièce de cordes que j’avais composée : l’idée était d’inviter un quatuor (un violon, un alto, un violoncelle, une contrebasse) au milieu de ces guitares, pour une atmosphère oscillant entre une musique de chambre et un feu de camp, le soir avec des amis réunis pour chanter ensemble. Le hic ? Je ne savais jouer d’aucun de ces instruments.
C’est là qu’est intervenue mon amie Élisa qui, elle, est violoniste ! Je l’ai donc invitée à me jouer la partition que j’avais composée afin d’obtenir la chaleur de l’archet frottant sur les cordes. Après une longue session d’enregistrement, j’avais tout ce dont j’avais besoin – hélas, n’étant pas ingénieur du son et ayant enregistré dans un endroit peu flatteur pour un tel instrument (ma chambre, en fait), le son n’était pas particulièrement bon.

21 ans pour enfin terminer ce remix
Pour cette raison, malgré de longues heures passées sur le mixage, je n’avais encore jamais été satisfait du résultat. J’ai tâtonné, testé, contourné des difficultés, produit plusieurs versions au fil des ans en 2006, 2012, 2020, chacune meilleure que la précédente… Et finalement, aujourd’hui, à force d’expérience et de ténacité, j’ai enfin réussi à obtenir le son que je visais au départ ! Tout vient à point à qui sait attendre, n’est-ce pas ?
Je vous le livre donc ici-même, tel que je l’ai rêvé à l’époque. Vous y reconnaîtrez peut-être ma voix en harmo vocale à certains moments, derrière celle de Neil.
Quant au clip, j’ai conservé l’idée de celui de mon remix Disco de Ray of light (Madonna) : une platine, un vinyle avec le doux crépitement du disque qui rappelle un peu celui du feu de camp.
J’espère que cette version longue vous plaira ; si c’est le cas, dites-le moi en commentaire, et cliquez sur « J’aime » sur YouTube ! 👍


