Si vous ne connaissez pas bien Mylène Farmer, je vous renvoie sur la page dédiée à mes collaborations ou mon article du remix de Désenchantée qui vous la présenteront rapidement. C’est le vendredi 29 mai 2026 que sa nouvelle chanson, C’est à qui le tour, a été dévoilée sur les plateformes de streaming : une ballade électro qui met particulièrement en valeur la voix de la chanteuse.
Dès la première écoute, c’est vraiment ce qui m’a frappé le plus. Jamais auparavant sa voix n’avait été mise autant en avant ! Aussitôt, je me suis dit qu’elle serait certainement facile à récupérer proprement ; l’idée de la remixer commença donc à faire son chemin.
Pour tout vous dire, j’avais déjà l’intention de remixer une autre de ses chansons, mais je n’avais pas encore choisi laquelle. L’idée était de reprendre plutôt une ancienne chanson des années 80, afin de lui donner un souffle plus moderne.
Un retour aux années 80
On observe actuellement dans le paysage audiovisuel une certaine nostalgie des années 80 : dans les séries (Stranger Things en est le plus criant exemple), le cinéma (Top Gun : Maverick, Ghostbusters…), le succès du retrogaming dans les jeux vidéo, le Pixel Art, et bien évidemment dans la musique (The Weeknd, Dua Lipa, même Miley Cirus utilisent des structures musicales typiques de la synthpop de l’époque).
La version originale de cette chanson ne fait pas exception. Ses nappes profondes et riches, sa guitare funk et son rythme copié/collé de la chanson Stayin’ Alive des Bee Gees (jusqu’au tempo, quasiment le même) sont des références criantes à cette époque où Mylène a commencé sa carrière de chanteuse, en 1984.
Un remix fidèle à l’esprit originel de la chanson
Par conséquent, j’ai décidé de pousser le curseur encore plus loin : pour une chanteuse légendaire du P.A.F.*, j’ai convoqué les synthés légendaires de cette ère. Je les présente aux connaisseurs : les Jupiter-8, Juno-106 et JX-3P de Roland, et le M1 de Korg !
Par coïncidence, je venais justement d’acquérir cinq synthés de Roland, l’occasion était trop belle de les utiliser. Après tout, ils ont contribué à forger le son emblématique d’artistes inoubliables : le Jupiter-8 est partout sur l’album Thriller de Michæl Jackson, dans The Final Countdown d’Europe ou chez Duran Duran ; le Juno-106 et son grand-frère le Juno-60 ont fait le son de Take On Me de A-ha, de Tears for Fears, de Depeche Mode ou The Cure ; le JX-3P a marqué la New Wave d’un son métallique, brillant et impitoyable (Daft Punk, The Prodigy ou Vangelis l’ont utilisé pour leurs morceaux) ; enfin, le M1 a redéfini le son des années 90 grâce à Madonna, Enigma, Queen et plus généralement l’Eurodance.



Bref, ils constituaient la brigade parfaite pour réinventer complètement un morceau ancré à la fois dans le passé et dans une production très moderne.
En contraste, je voulais un rythme beaucoup plus actuel, plus froid, pour trancher avec la chaleur organique des sons de ces monstres sacrés. Comme DJ Lewis, je me suis inspiré du rythme de Stayin’ Alive, mais j’y ai apporté quelques variations tout en conservant le tempo assez lent de cette ballade.
La genèse de C’est à qui le tour (Belmont Back To The 80’s)
Contrairement aux collaborations avec d’autres artistes, je n’ai pas pu travailler à partir des pistes studio originales. J’ai donc récupéré la voix de Mylène comme je l’avais fait pour mon remix de Désenchantée, et le résultat m’a stupéfait ; après quelques ajustements et quelques effets de réverb et d’écho, l’illusion était vraiment parfaite !
J’ai aussi souhaité faire un clin d’œil aux deux premiers albums de Mylène, Cendres de lune et Ainsi soit je…, en ajoutant le bruit du vent (qui rappellera peut-être Tristana aux fans) et un instrument que j’adore, le violoncelle (magnifique dans la chanson Ainsi soit je…, notamment). En fait, le morceau de violoncelle est même le tout premier motif musical qui m’est venu à l’esprit quand j’ai entendu la chanson pour la première fois, et c’est lui qui m’a décidé à faire ce remix. Il apporte à ce titre une profondeur, une mélancolie vraiment uniques.
Le reste de la musique, les nappes de synthés, les fréquences évoluant dans le temps, tout cela est venu très naturellement alors que je découvrais la richesse incroyable de ces instruments, et leur son tellement enveloppant.
Quant au titre, il s’est imposé facilement : c’est une référence au fameux film de Robert Zemeckis, Back To The Future (Retour vers le futur), sorti en… 1985 ! Sachant l’amour de Mylène pour le cinéma, la boucle était bouclée. Tous les ingrédients d’un revival remis au goût du jour étaient présents.

Au final, il m’aura fallu quatre jours entiers (et peu de sommeil) pour réaliser ce remix qui me tient à cœur, et que je voulais impérativement sortir avant les remixes officiels afin de n’être pas influencé par leur créativité.
Je vous propose ainsi cette version totalement inédite, et vous invite à cliquer sur le bouton ci-dessous pour découvrir ma réinterprétation de C’est à qui le tour. Laissez-moi un petit commentaire pour me dire ce que vous en avez pensé, et cliquez sur « J’aime » sur YouTube ! 👍
P.S. : Si vous possédez les pistes originales de cette chanson ou d’autres de Mylène, je serais très heureux d’en faire de nouveaux remixes ! Contactez-moi 😉
* : Paysage Audiovisuel Français.


