Danceteria est la cinquième piste de l’album Confessions II. Madonna y raconte le lancement de sa carrière au début des années 80 ; le titre reprend le nom du club new-yorkais où elle a fait ses débuts grâce au DJ Mark Kamins, qui a passé son premier single Everybody et où elle s’est produite en public la première fois.
Elle y raconte les légendes de la pop culture qu’elle y a côtoyées : Fab Five Freddy, Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Kenny Scharf, Nile Rodgers, David Byrne, Tony Shafrazi, les B-52s… Sans oublier les proches qui ont marqué sa vie personnelle, comme son meilleur ami décédé du VIH, sa première styliste avec qui elle est restée très proche, le tout dans une évocation joyeusement nostalgique. Du fait de ce name dropping, beaucoup ont comparé ce morceau à Vogue ; personnellement, je trouve qu’il en est musicalement très éloigné. Et là où Vogue citait des célébrités à la façon d’une couverture de magazine de mode, cette chanson s’apparente davantage à une énumération très personnelle d’êtres chers, vivants ou morts, qu’elle garde dans son cœur.
Le Disco ne meurt jamais
La structure de la version album est originale : dans un style EDM (Dance Music / House), elle se termine en Acid House qui rappelle son morceau Music et sa collaboration avec Mirwaïs. Je trouvais donc intéressant d’apporter également deux genres différents dans mon remix sur le même schéma ; mais cette fois, en partant du Disco vers la House, comme cela s’est historiquement passé dans les années 80.
Je m’étais déjà frotté à un remix Disco avec Ray of light dans mon Eddisco Inferno, je souhaitais rester dans ce registre typique : des cordes, des cuivres, des guitares électriques au son un peu psychédélique, des synthés très 80’s… En bref, une ambiance entre Disco & NuDisco.
« À l’image d’une discothèque où l’on peut trouver deux ambiances différentes dans deux salles, ce remix commence dans une ambiance très Disco avant de basculer dans de la House Music plus moderne. »
Le défi, cette fois-ci, était d’opérer une transition vers un son beaucoup plus House et moderne, en ajoutant une emphase sur l’hommage que Madonna rend déjà à son morceau Everybody dans sa version album. En gros, deux remixes en un ! Un peu comme dans une discothèque où l’on peut passer d’une salle à l’autre, d’une ambiance à l’autre.
La composition de ce Belmont Disco Inda House
Il est toujours frustrant de travailler sur une chanson dont on ne dispose pas de toutes les pistes studio, instrumentales et vocales. Car, vous vous en doutez bien, Madonna ne me les a pas envoyées. Je ne demande pourtant que ça ! Cela permet une grande liberté de création, de moduler les effets, changer complètement certaines parties… Bref, c’est l’idéal.
Toutefois, grâce à la technologie moderne, ce n’est plus vraiment un frein pour élaborer un bon remix. J’ai pu isoler la piste vocale complète, la rafistoler pour la rendre aussi claire que possible, et j’en ai profité pour récupérer aussi un chouette morceau de guitare. Tout le reste, c’est Bibi (pas la chanteuse, mais moi) !
J’ai donc ressorti certains de mes meilleurs amis : un Triton Extreme et un M1 de Korg, un DX7 de Yamaha, un Jupiter-8, Juno-60 et Juno-106 de Roland. Quelques orgues et pianos électriques, une autre guitare électrique, des cordes et des cuivres sont venus compléter le tour pour la première partie de ce Belmont Disco Inda House. Pour la seconde partie orientée House Music, j’ai privilégié le M1, mais aussi le PolyMax d’Universal Audio et le Nexus 5 de reFX.
Si vous aimez Madonna, je vous conseille d’écouter mes deux remixes de la chanson phare de son album Confessions II, I feel so free : le Belmont On The Dancefloor et mon dub à l’ambiance plus 90’s, le Belmont Sex In The Dub.
J’ai apporté un soin tout particulier au rythme de la partie Disco, qui n’a pas été simple à composer ; puisque je conservais un kick moderne, il fallait contrebalancer avec une ambiance 70’s pour le reste de la batterie et les percussions. Je me suis donc inspiré des chansons de Boney M, parfaites pour cet exercice.
La partie House, qui forme le second mouvement de ce remix, a été plus simple à composer, mais tout aussi fun. Là, le défi était de la commencer en plein milieu d’un pic d’énergie. Au départ, je comptais mettre l’intégralité des paroles dans la partie Disco ; mais au fil de la composition, j’ai trouvé que ça risquait de faire un peu longuet, j’ai donc reporté le troisième couplet dans la seconde partie du remix. Ainsi, les deux parties sont bien équilibrées en termes de durée, pour un remix de 5 min 55 s. J’aime le contraste entre les deux qui fait toute l’originalité de ce remix !
Bienvenue dans la Danceteria
Entre deux canicules, il m’aura fallu du temps pour accoucher de ce remix, un peu plus d’un mois de travail pour plus d’une centaine de pistes ! Cela n’a pas été simple, j’aurais préféré le sortir plus tôt pour coïncider avec la finale de la Coupe du Monde 2026. Mais comme le dit le dicton, vieux motard que jamais, je vous le présente dès maintenant sur YouTube avec un clip dans le même format que les autres : un vinyle sur une platine de DJ, agrémenté de quelques modestes effets dans la lignée du design de cet album.
Et, cerise sur le gâteau, je vous propose également la version instrumentale de ce remix dans une autre vidéo ; ainsi, vous pourrez apprécier les nouveaux arrangements de mon cru, les différents instruments, et peut-être même vous lancer dans un karaoke endiablé… 😜
Sur ce, je vous laisse tout à votre écoute : montez le volume à fond ou enfilez vos meilleurs écouteurs pour vous perdre dans les effets stéréo ! Profitez bien de ce remix, et des deux précédents de I feel so free, car je pense que ce sont les derniers que je ferai de cet album.
Quoi qu’il en soit, j’ai très envie de lire vos commentaires ici-même et/ou sur YouTube ! Comme d’habitude, cliquez sur « J’aime » 👍 pour me soutenir, et abonnez-vous vite à ma chaîne si cela n’est pas encore fait…
Bonne écoute !


